Modifications du règlement intérieur du Parlement en vue de renforcer l’intégrité, l’indépendance et la responsabilité (A9-0262/2023 - Gabriele Bischoff)
Je me suis abstenue sur ces modifications du règlement intérieur du Parlement européen. Si des actions en vue de renforcer l’intégrité, l’indépendance et la responsabilité sont bienvenues, les mesures présentées par ce texte n’étaient pas de nature à y parvenir. Elles étaient en revanche susceptibles d’accroître la charge administrative et bureaucratique pesant sur les députés européens, et donc d’entraver le travail parlementaire : obligation de publier en ligne toutes les réunions de députés et de leurs équipes (mais pas les appels téléphoniques ni les SMS) avec des groupes d’intérêt ou représentants de pays tiers, interdiction pour les anciens députés d’entretenir des relations avec les députés en exercice pendant 6 mois après la fin de leur mandat (ce qui redevient donc possible le septième mois...). Ces mesures symboliques et cosmétiques n’auraient pas été en mesure d’éviter le « Qatargate », affaire qui n’a d’ailleurs pas encore été l’objet d’une décision de justice définitive, à laquelle la présomption d’innocence doit donc s’appliquer, et dont il est trop tôt pour tirer les leçons sur le fonctionnement du Parlement.